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Notre philosophie est de fabriquer des fromages authentiques
en suivant les gestes anciens qui donnent aux fromages de chèvres
ses lettres de noblesse. Nous croyons qu’en travaillant manuellement,
sans mécanisation, nous sommes en mesure de produire un fromage
au goût fin, juste et équilibré, ayant une texture lisse et dense. Pour ce faire, nous nous inspirons des méthodes
de l’A.O.C. Selles-sur-cher fabriqué
dans la vallée de la Loire en France. Nous avons adapté une méthode éprouvée et rigoureuse qui est
gage d’un fromage de qualité. Ainsi nous sommes en mesure
de proposer un fromage de tradition dont la greffe dans
le terroir de Portneuf lui confère son unicité.
Les techniques d’ensemencement par repiquage
sont employées, de même que le moulage à la louche
et le retournement en moule. Les fromages sont cendrés à l'aide de charbon de bois local, retournés au
2 jours en cave et emballés à la main
dans des cagettes de bois fabriquées par Luc Gagnon un menuisier de St-Raymond.

"... Ces quatres fromages, qu’on retrouve dans les fromageries du Québec, subissent les même processus de fabrication. En premier lieu, il s’agit de la confection du caillé, puis vienne l’égouttage et le salage avant la période d’affinage et de mûrissement. Résultat : quatre fromages élégants et raffinées qui offrent aux consommateurs une qualité identique à celle des européens. La petite rivière qui coule à proximité a donné son nom à la ferme laitière des Proulx et à leur premier fromage le Tourilli … Le tout dernier, le Cap-Rond, qui a quant à lui subit un affinage de 25 jours, se présente revêtu de cendre purifiée. C’est pour ce fromage qu’on vient de récompenser à Warwick, le travail et la persévérance d’Eric Proulx dans le domaine des fromages fins du Québec.
En quelques années seulement en ardent défenseur du terroir au Québec, Eric Proulx s’est élevé au rang des grands. Dans le conté de Portneuf, les chèvres de M. Proulx n’ont point à brouter l’herbe du voisin, ni même des collines avoisinantes. Une chose est sûre, ni Blanquette, ni le loup ne risquent de mettre fin à la ferme Tourilli ... "
Philippe Mollé, journal Le Devoir
Septembre 2004
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